Benoît Dorémus

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 critiques \"jeunesse se passe\"

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poulouc
Jeune grenouille de Benito
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MessageSujet: critiques "jeunesse se passe"   Lun 15 Oct 2007 - 13:04

krinein.com

Citation :

Ne lui dîtes pas qu’il ressemble à
Renaud, Benoît Dorémus l’a déjà suffisamment entendu. Il s’en explique
en long, en large et en travers sur Jeunesse se passe.
Son écriture frénétique et son phrasé le mettent immédiatement en
parallèle avec le nordiste mais plutôt qu’une comparaison blafarde,
c’est la relève qui pointe le bout de son nez. Une jeunesse à fleur de
peau, grandement énervée par les aléas d’une vie difficile à contrôler.
A la manière de Florent Marchet, Benoît Dorémus se veut le propre héros
de ses textes mais lui vit dans un monde réel. Très réel. Tellement
qu’il en est frappant.



Entre chanson française, rock et phrasé rap, le jeune homme pose un ton
très dur sur les conditions de vie d’aujourd’hui, des travers et des
risques à courir pour faire son trou dans la profession artistique et
des nouveaux modèles familiaux. On s’y reconnaît forcément un peu ou
beaucoup et les bons mots de l’interprète ne se comptent plus tellement
sa plume virevolte d’un texte à l’autre. L’impression que cette rage
contenue peut se propager à tout instant ne fait aucun doute. Happé
dans ce tourbillon de colère froide, on assiste à un spectacle parlant
fait d’images réelles où l’amitié, l’enfance (Je m’en rappelle pas) et les femmes (Rien à te mettre, Un poison)
apparaissent comme autant de thèmes récurrents mais tournés de telle
manière qu’ils installent une ambiance propice. Avec un sampler, une
guitare ou un accordéon, Benoît Dorémus nous parle de son alter ego
Benito confronté à un monde qui se désagrège autour de lui mais avec
l’espoir incertain de toucher au but.


Premier titre J’écris faux, je chante de la main gauche
est totalement dans cet esprit avec une écriture au rasoir : précise,
coupante, acérée. L’interprète se montre à l’aise sur un titre centré
sur lui-même. Un grand nombre des plages du disque font référence
directement à sa condition actuelle et son passé en trois actes (J’apprends le métier, L’Enfer et Deux dans mon egotrip).
Sa colère froide jaillit plein pot de ses paroles sans concession et
avec des images extrêmement évocatrices. Ces trois actes placés dans un
contexte chronologique montrent l’évolution d’un artiste à cran (voire
tourmenté) jusqu’à une rencontre avec le maître chanteur, Renaud
lui-même, auquel il rend un hommage appuyé dans un style complémentaire
et pas similaire, sans fausse modestie, juste viril. Le magnifique Un arracheur de sac se montre comme un texte sur la pose d’un « lapin » totalement délicieux à se passer en boucle.



Quelques titres plus légers permettent de souffler entre deux rasades de réalité exacerbée avec l’âge adolescent (17 ans) ou l’émerveillement paternel (Beaupadre)
mais la construction e cet album révèle véritablement d’un travail
acharné qui met Benoît Dorémus dans les talents de la nouvelle scène à
suivre de très près. Sa force se trouve dans ses textes et sa plume est
active, intense, puissante. A écouter très vite.


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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 13:05

franchuta

Citation :
Benoît Dorémus derrière ses abords de petit rebelle à
la croix de bois écrit peut être faux et chante de la main gauche comme
son premier titre l'indique. Rien n'est moins sûr en définitif, mais le
voilà déjà en train de répondre à la critique avant même l'éveil. Son
style il ne veut pas qu'on en parle, pourtant si on dissèque sa prose à
l'opinel, on sent bien que ce gamin, que ce petit gangster un rien
merdeux étale ses tripes sur la table et dans son premier disque.


Sa voie et son histoire mise en musique sur du papier lui donne
quelques nausées. Le petit coq a du panache. Il fait le paon, parfois
sûrement le con, oiseau de nuit et titi du caniveau mais derrière son
plumage se cache un très beau ramage. Sa marche militaire soudain
s'apaise et la contemplation d'une simple photo dans « Je m'en Rappelle Pas »
démontre en quelques minutes que la nostalgie papa gagne même les
jeunes chapons en émasculant la rage au profit d'un vague souvenir
d'enfance.


Entre la morgue et la morve il n'y a qu'un kleenex qui pleure les
dérapages de nos existences. Bref il apprend le métier de chanteur
punchy, envoies milles baisers en phrasé mi rap, sol, do, ré. Dorémus en
une douzaine de titres devient instantanément notre petit frangin de
misère, quelqu'un qu'on voit bien gueuler sur le pavé à l'assassin
qu'est le quotidien, un rejeton turbulent qui peut aussi s'amuser à
confectionner des châteaux de sables ou des cocottes en papier.
L'exigence de la jeunesse le pousse à sortir un album de grande allure,
aux mélodies qui galopent ou sautent au dessus des évidences, voilà un
disque qui esquisse l'humain, décrivant son prochain avec la malignité
du poison tout en lui tenant la main. B.D aime comme un milliardaire
sans un rond. Vivement le prochain.



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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 13:07

rocknfrance

Citation :
chronique de rage en cage
Benoit Doremus - Jeunesse se passe - Chronique Rock'n'France :: Interview, Critique d'Album

Benoît Dorémus derrière ses abords de petit rebelle à la croix de bois écrit peut être faux et chante de la main gauche comme son premier titre l’indique. Rien n’est moins sur en définitif, mais le voilà déjà en train de répondre à la critique avant même l’éveil. Son style il ne veut pas qu’on en parle, pourtant si on dissèque sa prose à l’opinel, on sent bien que ce gamin, que ce petit gangster un rien merdeux étale ses tripes sur la table et dans son premier disque.

Sa voie et son histoire mise en musique sur du papier lui donne quelques nausées. Le petit coq a du panache. Il fait le paon, parfois sûrement le con, oiseau de nuit et titi du caniveau mais derrière son plumage se cache un très beau ramage. Sa marche militaire soudain s’apaise et la contemplation d’une simple photo dans « Je m’en Rappelle Pas » démontre en quelques minutes que la nostalgie papa gagne même les jeunes chapons en émasculant la rage au profit d’un vague souvenir d’enfance. Entre la morgue et la morve il n’y a qu’un kleenex qui pleure les dérapages de nos existences. Bref il apprend le métier de chanteur punchy, envoies milles baisers en phrasé mi rap, sol, do, ré. Dorémus en une douzaine de titre devient instantanément notre petit frangin de misère, quelqu’un qu’on voit bien gueuler sur le pavé à l’assassin qu’est le quotidien, un rejeton turbulent qui peut aussi s’amuser à confectionner des châteaux de sables ou des cocottes en papier. L’exigence de la jeunesse le pousse à sortir un album de grande allure, aux mélodies qui galopent ou sautent au dessus des évidences, voilà un disque qui esquisse l’humain, décrivant son prochain avec la malignité du poison tout en lui tenant la main. B.D aime comme un milliardaire sans un rond. Vivement le prochain.

Pierre Derensy le 03/10/2007
Gueule de mauvais garçon, franc parler, débit syncopé ...
Benoit Doremus - Jeunesse se passe - Chronique Rock'n'France :: Interview, Critique d'Album

Gueule de mauvais garçon, franc parler, débit syncopé, Benoit Dorémus porte un regard désenchanté sur sa propre existence. Marchant, de par son phrasé, sur les traces de Mr Renaud, Bénito, pour les intimes, nous offre, par la sortie d’une premier album, « Jeunesse se passe », une série de chansons parlées qui tracent en musique l’évolution d’un artiste révolté faisant péter à la face du monde ses quelques vérités … Décapant et terriblement talentueux, ce parisien lance un pavé dans la marre de la chanson française comme l’avait fait en son temps son illustre prédécesseur … Par ses textes à couper le souffle qui vont à coup sûr faire parler, il sera forcement difficile de résister à ce Bénito … Que l’on soit plutôt hip-hop … On s’inclinera devant la prose du gamin … Que l’on soit plutôt rock’n’roll … On s’inclinera devant la rage du gamin … Que l’on soit plutôt chanson française … On s’inclinera devant la force mélodique du gamin … Alors forcement, il y aura des mauvaises langues, ses notes n’étant pas toujours justes … Mais la sincérité, l’authenticité de ce Bénito là est telle que cet aspect passera en second plan … Benoit Doremus a de forte chances de se révéler au grand public comme l’un de ces artistes dont on finit par ne plus pouvoir se passer … Nous garderons donc une oreille avisé sur son évolution …
Jean-Charles Didiot le 30/09/2007


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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 13:09

Je remets ici, en MP3, la critique de Jean-Bernard Hébé dans l'émission "on va s'géner" de Laurent Ruquier sur Europe 1.

http://poulouc.free.fr/H%c3%a9b%c3%a9%20aime%20Benito.mp3
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 13:22

M la music

Citation :

"Jeunesse se passe" affirme le Bisontin Benoît Dorémus. "Si la jeunesse est un défaut, on s’en corrige bien assez vite" pourrait lui répondre Aldebert, autre chanteur né dans la boucle du Doubs au pays de l’horlogerie. Sur son premier album, celui qui est couvé par Renaud (à qui on le compare souvent) l’affirme dès le premier titre : "ce que j’écris ça regarde que moi, ce que je chante personne n’y touche, j’aime trop le goût que ça laisse dans la bouche". Tête de pioche, celui qui aime à ce qu’on le surnome Benito (qui est quand même le prénom du Duce), mais bien plus sympa que Mussolini. Les franc-comtois sont tétus, et votre serviteur est bien placé pour le savoir. Mais ils sont généralement taiseux. Dorémus est tout le contraire, et ne mâche pas ses mots : "excusez moi, j’ai du sortir, pour aller gerber j’ai eu une vision d’avenir et ça m’a plombé, je me suis vu merdeux et salarié" annonce-t-il sans ambage sur "J’apprends le métier" où il décrit comment il préfère les petits concerts où l’on fait tourner le chapeau plutôt qu’un costard cravate, des réunions et la pause café devant une machine à boissons chaudes. Une thématique également presente dns "Pas à me oplaindre". Cet album est le journal de bord des années de formation du chanteur, de son désir de mots, de sa rage de chanter... La suite s’annonce donc passionnante, quand Benoît, bien installé dans son nouveau statut de chanteur, sortira les disques mouisna dolescents dont il est capable. Il faudrait inventer une catégorie à part pour Dorémus : appelons là "chanson revèche".
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 13:24

Le HibOO

Citation :
Difficile de ne pas tomber sous le charme de cet artiste français très talentueux. Visiblement bercé durant son enfance par le best of de Renaud (très flagrant sur “j’écris faux, je chante de la main gauche”, “l’enfer” ou encore “rien à mettre”), Benoît Dorémus sonne d’entrée comme une valeur sûre, au même titre que Renan Luce, en peut-être moins accessible à la première écoute : en effet, il faut écouter plusieurs fois pour se rôder à l’univers du chanteur, à ses variations mélodiques et à son timbre et son flux particuliers.

Il faut cependant aimer les albums à tendance dépressivo-glauques, tendance Loïc Lantoine. Et pourtant, grâce à de superbes mélodies, ses arrangements subtils et omniprésents, et ses lignes vocales “renaudisées”, Benoît Dorémus fait rêver (”17 ans”), séduit et emmène quelque part. A chaque auditeur de découvrir où, en fonction de son vécu. L’album reprend une partie de sa première galette plus ou moins passée inaperçue en 2005, intitulée “Pas en parler” où l’on retrouve déjà “j’apprends le métier”, “17 ans”, “Rien à te mettre”, ou “j’écris faux, je chante de la main gauche”. 2005, période où Emily Loizeau cherchait encore son public. 2005, où Olivia Ruiz chantait devant 90 personnes. 2005, où Bénabar commençait à connaître le succès. Depuis, bien des choses ont changé ; la brèche a été agrandie, et le public s’y engouffre, toujours assoiffé de talents. Benoît Dorémus est en droit de connaître le succès, car “Jeunesse se passe” est un album quasi-parfait, méticuleusement ciselé, servi par des textes d’une rare poésie défaitiste, ténébreusement succulente. Fans de Renaud de la première heure, voyez en cet artiste son digne successeur (une phrase qui va faire grincer l’intéressé) : d’ailleurs, écoutez “Deux dans mon egotrip”, allégorie parfaite du génie du bonhomme, et de sa capacité d’auto critique / dérision.
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Flo
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 13:57

merci pour toutes ces critiques!!

l'extrait audio : le gars est un peu con car démontrer qu'on ne réentendra pas Benoît avec l'exemple du "untel avait dit ça de Bigard" c'est con!!! Very Happy

enfin bon chacun ses goûts..
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perrine
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 15 Oct 2007 - 21:15

Merci d'avoir rassemblé tout ça ici poulouc
!
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Mar 16 Oct 2007 - 8:14

Lolita, il faudrait peut-être déplacer ce fil dans "médias", non ?

a+
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 22 Oct 2007 - 13:23

Zicazine

Citation :

Il est né artistiquement sous l’aile protectrice d’un chanteur qui se dit énervant et souvent engagé et si la ressemblance est par moments flagrante avec le modèle clairement affiché, c’est bien sa propre musique que Benoît Dorémus nous propose, un répertoire dans lequel il a souhaité dresser son autoportrait en dépassant d’un cran le stade des ombres chinoises pour au contraire s’attarder sur le fond. Là où le boss nous vantait les aventures de son hypothétique double, Gérard Lambert, Dorémus se fabrique lui aussi un personnage, Benito, un vrai dur à cuire au cœur d’artichaut qui attrape le micro et la guitare acoustique, laissant les autres guitares à Cyril Montreau, les ivoires à Richard Posselt, la contrebasse à Etienne Charbonnier, les basses à Frédo Westrich et les percussions à Aymeric Westrich qui signe au passage la réalisation d’un premier album qui sort sur le label d’un certain Renaud, chanteur et acteur de métier …

Si la chanson est française et le ton posé entre rock et textes rapés, la vision du monde que nous propose Benito est pour sa part très sombre mais en même temps très humoristique, les allusions au quotidien d’une jeunesse qui certes se passe mais qui reste quand même très présente se faisant nombreuses et souvent incisives. Réadaptés au troisième millénaire, les vieux braqueurs à blousons noirs et santiags et autres voleurs de mobylettes de Paname s’habillent désormais en Nike et volent des portables à Paris mais restent quand même globalement impatients et toujours très épris de leurs gonzesses, comme pour mieux rappeler que les tendances humaines sont encore et toujours les même au travers des ages … Amuseur public, Benito se fait drôle et tranchant avec « J’écris faux, je chante de la main gauche », sentimental et léger avec « Les bulles », admiratif et respectueux avec « Beaupadre » et « Deux dans mon egotrip » ou encore adolescent qui se cherche avec « 17 ans », « L’enfer » et « J’apprends le métier ». Ca sent bon la spontanéité et l’envie mais aussi le talent et si l’on est plus souvent qu’à son tour tenté de faire des comparaisons qui à la longue finissent forcément par lasser le jeune homme, on ne peut que conclure que Benoît Dorémus a su trouver sa propre voie en s’inspirant et en s’inscrivant dans le prolongement d’un modèle qu’il a fini par convaincre lui-même de l’originalité de ses textes et de la qualité de sa plume ! Ils sont rares à y arriver et il est toujours bienvenu de saluer ce genre d’exploits, surtout quand ils se traduisent par un album de cette trempe …
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Mar 23 Oct 2007 - 8:27

Ca y est, les gros médias arrivent. La pression monte. En tête, les amis de Renaud : Libération ! (Quand je dis "amis", c'est évidemment une boutade quand on connait le passif entre le chanteur énervant et le journal).
Voici ce qu'ils en disent.


Citation :
La prime «Jeunesse» de Benoît Dorémus

Chanson. Produit par Renaud, le néophyte signe un album prometteur.

Quand on rencontre Benoît Dorémus, on imagine tout de suite ce qui a dû plaire à Renaud pour qu’il devienne son producteur. Une spontanéité, un émerveillement, une innocence accompagnent une gouaille dont on se demande s’il faut qu’elle soit échaudée par la vie, ses ruptures et dépressions, pour gagner en force. A 27 ans, Benoît Dorémus, avant-dernier d’une famille de cinq enfants, possède cette chose étonnante d’avoir si peu lu et écouté de musique pour savoir autant trousser des chansons. Un sens de la narration, de l’image et de la rime sur trois accords qui font dire à certains de ses aînés : on donnerait tout pour avoir ton âge.

Débuts.
Le premier à encourager Benoît Dorémus – fils d’un directeur financier et d’une conseillère d’éducation, élevé entre Besançon, Metz et Avignon – fut Sarclo, pendant suisse à fleur d’argot de Renaud. Il organisa un rendez-vous avec l’auteur d’Hexagone. Prétexte : livrer une guitare. A la Closerie des Lilas, brasserie parisienne où il a ses habitudes, Renaud se laisse intriguer par une chanson de ce «Benito» lui rappelant ses débuts : Plus rien à me mettre. «Deux jours plus tard, j’avais un producteur, raconte Dorémus. Avec Philippe Djian, il m’a donné, outre l’envie d’écrire, le sens des mots, en jouer avec la liberté des gros mots. A mes débuts, dans les bars, c’était quelque chose qui plaisait beaucoup, cette filiation. Puis, c’est devenu gavant. Dans son autobiographie, Pierre Perret raconte qu’à l’origine on le décrivait comme un copier-coller de Brassens. Et que ça ne marcherait pas pour ses raisons.»

Scratchs.
Pareille évolution, voilà tout le mal qu’on lui souhaite. Composé en partie durant l’été 2002, Jeunesse se passe, généreux assemblage d’accordéon, de guitare et de scratchs, possède le charme maladroit des premiers albums : envie de dire tout très vite sur une production brute de fonderie. Ce manifeste autobiographique mêle verve de chansonnier et souffle hip-hop. Toute l’histoire de Benoît Dorémus y tient. Des cabanes dans les bois au constat doux-amer d’avoir sa «gueule sur Google», Dorémus pose ses colères contre les vies en minuscule à côté de ses premières griffures sentimentales, entre folk-rap et ballades. S’ouvrant sur le postulat «J’écris faux, je chante de la main gauche», l’album délivre ensuite son meilleur titre, Je m’en rappelle pas. Avec cette chanson le ton est trouvé. Possédant la faculté de raconter beaucoup à partir de rien, comme un détenu se recrée un monde à partir de chaque fissure de sa cellule, Dorémus s’approche là au plus près de son récit.

LUDOVIC PERRIN
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Mer 24 Oct 2007 - 21:51

On continue dans le lourd. Cette fois, c'est le journal du dimanche qui s'y colle (un mercredi), toujours avec une critique dithyrambique. Je pense que l'article sortira dans la version papier de ce dimanche, à vérifier.


Citation :
Benoît Dorémus, "bravo p'tit con !"
Par Eric Mandel

Et si Renaud nous avait passé sous silence l'existence d'un fils caché? La question titille fatalement à l'écoute du premier album de Benoît Dorémus. Pour un peu, on serait même tenté d'exiger un test ADN, pour lever tout soupçon. Car ce jeune auteur compositeur interprète de 27 ans possède plusieurs points communs avec l'ex-chanteur énervant.


Même hargne teintée de tendresse. Mêmes accents gouailleurs, même refus de l'autofiction, même amour pour les mots transmis par des parents lettrés... La filiation est évidente, mais loin d'être un clone du "Renaud des débuts", Benoît Dorémus impose d'emblée sa griffe avec un premier d'une maturité étonnante produit par... Renaud. Le fils spirituel, adopté par le paternel en musique.

Les comparaisons systématiques avec le créateur d'Hexagone ne le taraudent plus vraiment. "A un moment, ça devenait pesant, surtout quand les gens ne voulaient pas y voir autre chose. Et puis je préfère être comparé à Renaud plutôt qu'à Michel Sardou", assène avec malice le jeune homme né à Besançon. L'artiste correspond d'ailleurs assez peu à l'archétype du fan. Pas le genre à collectionner les posters sur les murs de sa chambre de gosse, ni à connaître la discographie du maître sur le bout des doigts. Juste une conviction - "j'étais lié avec lui dans l'âme" - née de l'écoute, quand il avait huit ans, de l'album Morgan de toi... Pour le reste, il s'est "fantasmé" écrivain jusqu'à ses vingt ans, rédigé un roman "impubliable" avant d'opter pour l'art mineur.

Renaud: "Je suis sûr que tu chantes comme une merde"

Son parcours d'apprenti chanteur, il le raconte dans trois titres de son album: "l'époque bénie" des café concerts (J'apprends le métier), les années de doute et de galères au RMI à devoir choisir entre le loyer et la bouffe (L'enfer). Et la rencontre avec Renaud (A deux dans mon egotrip) par l'intermédiaire du chanteur suisse Sarclo. "Il m'a demandé de lui livrer une guitare. Et d'en profiter pour lui refiler ma maquette et mes textes. Quand je l'ai retrouvé à la Closerie des Lilas, il était dans un bon jour. Sympa et disponible. Il m'a dit : 'Je suis sûr que tu chantes comme une merde et que tes paroles sont pourries'". Deux jours après, il le rappelait pour le gratifier d'un "bravo p'tit con".

Entre les deux hommes, le courant passe, en toute franchise: "Il m'a laissé une grande liberté. Son but n'était pas de vouloir me faire faire du Renaud. Il a été présent mais de loin. C'est l'avantage d'être produit par un artiste". Dès le premier titre, Dorémus donne le ton avec une chanson manifeste, écrite au couteau, réponse par anticipation aux "commentaires" sur ses textes "de trois kilomètres de long" ou sa façon de chanter. "Ce que j'écris, ça regarde que moi/ J'aime trop les tâches que ça laisse sur les doigts/ Ce que je chante que personne n'y touche/ J'aime trop le goût que ça laisse dans la bouche/ Mon style, pour pas qu'on me le fauche, j'écris faux, je chante de la main gauche." C'est à prendre ou à laisser. On en redemande.

Une influence rap

Car Dorémus - ou plutôt Bénito (anagramme de Benoît) son alter ego sur disque - possède un caractère trempé. Il écrit et chante avec ses tripes, livre ses émotions à vifs, sans fard. Sa plume cogne, lacère ou se fait caressante comme sur Rien à te mettre, ballade polissonne d'une sieste crapuleuse. Sur les morceaux "colères", son chant épouse le phrasé heurté du rap, une influence également revendiquée dans l'écriture, percussive, où Dorémus se joue de la versification classique. A peine trentenaire mais déjà nostalgique, ("j'ai fait une belle carrière d'enfant"), il chante avec justesse le passage à l'âge adulte (le superbe 17 ans), la mort d'un ami d'enfance (La bulle) ou sa condition de beau-père gaga devant un mioche qui n'est pas le sien. Et découche une semaine sur deux (Beaupadre). L'un des sommets de l'album qui se conclût avec un instrumental (Paris). Une façon de conclure en douceur cet album "bavard", dixit l'intéressé. Comme un "petit générique de fin et la bande annonce du prochain album".
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Dim 28 Oct 2007 - 22:51

Le nouvel observateur

Citation :
Benoît Dorèmus: "Jeunesse se passe" (EMI). Un petit nouveau fait ses
premiers pas. Et il a déjà un soutien de poids: Renaud. Via sa société
"Ceci Cela", le chanteur a produit le premier disque de l'élève. Il
faut dire que l'un et l'autre partagent un goût immodéré pour les
textes finement écris. A l'instar de Renaud, Benoît Dorèmus manie aussi
très bien l'autodérision comme le suggère le premier titre "J'écris
faux, je chante de la main gauche", qui coupe l'herbe sous le pied à
d'éventuels détracteurs.Il est aussi drôle que triste. "Si faut
être malheureux pour écrire, j'aimais autant rester lecteur",
avoue-t-il sur "L'enfer". Comme Renaud, il parle avec malice de sa
gonzesse sur "Rien à te mettre" à qui il offre "sa peau, un vêtement
chaud".A la différence de Renaud, quand il est en rogne, il se met à faire du rap. A suivre.
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Pierrot D.
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 29 Oct 2007 - 22:27

J'ai p't'être loupé un épisode dans ce que tu as écrit, mais l'excellentissime Chorus a publié un article sur notre Bénito.
Si je le retrouve, je le poste ici.
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christopheS
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 29 Oct 2007 - 22:37

heu Poulouc, t'es trop fort ! tu es critique toi même ou tu vends des journaux ? parce que là c'est super complet...
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poulouc
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   Lun 29 Oct 2007 - 23:04

Nan, je suis bien plus malin que ça. Je tape "dorémus dans google actualités" Wink (ou doremus ou dorèmus, j'ai même vu un deremus dans le JDD).

a+
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MessageSujet: Re: critiques \"jeunesse se passe\"   

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critiques \"jeunesse se passe\"
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